—Alors, ma chère Irène, il ne me reste plus qu’à te souhaiter tout le bonheur désirable. Tu as, en effet, assez d’expérience, de tact et de jugement, pour t’en rapporter entièrement à toi. Si tu estimais néanmoins qu’une démarche faite par moi auprès de l’administration supérieure ou auprès de M. Jourd’huy pût t’être d’une utilité quelconque, je suis tout à ta disposition.
—Je t’en remercie, Armand, je te suis très obligée.
—On ne risque jamais rien de se renseigner davantage, observa Jeanne.
—Il est certain, reprit Irène, que si vous craignez une erreur ou une imprudence de ma part ...
—Personnellement, je ne crains rien, répliqua Sambligny. C’est pour toi, dans ton intérêt seul, Irène, et parce que deux avis valent mieux qu’un; parce que, en telle occurrence, comme vient de te le dire ta sœur, on ne saurait s’entourer de trop d’indices, de lumière et de garanties. Voilà le seul mobile qui me pousse ...
—Je comprends, et je te sais le plus grand gré de ton offre, que j’accepte très volontiers. Si tu veux bien demander à M. Jourd’huy ou au directeur du Personnel leur opinion sur M. Lacrouzade ...
—Ce sera fait sans retard, ma chère petite.
—Si nous nous mettions à table? intervint Mme de Sambligny. Nous causerions aussi bien ... Tu rentres chaque soir à des heures impossibles, et tu nous fais dîner au milieu de la nuit!
—Je suis confus ...