—Si, mon amie, toujours!
—Qu’en savez-vous?
—Qu’en savez-vous vous-même? Par quelle raison affirmez-vous qu’il y n’aura pas toujours des femmes qui, par paresse, par coquetterie, par vanité, par cupidité, par caprice, par instinct, se plairont à trafiquer de leur corps? Permettez! Il y en a toujours eu, et, jusqu’à un certain point, le passé nous répond de l’avenir. En tout cas, il y en a actuellement,—vous n’avez pas encore réussi à les faire disparaître!—il y en a en quantité ultra-suffisante, et nous en profitons.
—Taisez-vous donc!
—Il y en a même de plus en plus, grâce aux charmantes théories de l’émancipation, qui encouragent si bien la polygamie, poussent si vigoureusement à la prostitution.—Oui, il y en a de plus en plus, ce qui nous permet, chère amie, d’en profiter davantage, de nous en ...
—Je sais: vos confréries de Salomon sont là!
—C’est si simple, si agréable, si économique! L’homme n’a aucun intérêt à se marier, Katia, aucun! Et vous croyez qu’en lui proposant des viragos et des savantasses, des amazones, dragonnes et vésuviennes, il sera tenté d’entrer en ménage? Ah! Seigneur! Quelle tentation! Et combien les courtisanes ...
—Voulez-vous, Séverin, que nous nous remettions à notre traduction?
— ... Courtisane ou ménagère: vous n’y échapperez point!