—Tu sauras bien l’y faire aller. Ah! ficelle! je ne suis pas en peine de toi!

—Tu as raison. Une fois mariés, nous quittons Paris et allons vivre dans son château de Kermaria, près de Vannes; c’est son idée ...

—Eh bien, et moi?

—Attends donc! Au bout d’une quinzaine de jours, lorsque nous serons tout à fait installés, je lui déclare que j’ai besoin de retourner à Paris pour te voir ...

—Oh!

—Pour te voir, parfaitement! à moins qu’il ne préfère que je te fasse venir!

—Tu pourrais prendre pour prétexte des affaires de famille; lui dire que je suis ton parent, ton cousin, ton frère même ...

—Non, non, pas de tout cela! Inutile de tricher et de se donner tant de mal! Il te connaît bien d’ailleurs, il sait bien qui tu es.

—Il ne m’a aperçu que deux ou trois fois: je n’aurais qu’à laisser croître ma barbe ...

—Non! Pas la peine de tant se démener et se tracasser! Rien ne vaut la vérité, vois-tu!