VI
La reine MARIE LESZCZYNSKA, femme de Louis XV (1703-1768).
Cette princesse, victime résignée, vertueuse, se réfugia dans la religion et aussi dans le culte des arts. Le roi, dans sa froideur était avec la reine «d'une régularité impitoyable. D'Argenson écrit: Il lui fit sept enfants sans lui dire un mot.[ [300]»
Non seulement elle s'occupait de peinture, de gravure et de musique, mais elle lisait beaucoup, même des ouvrages ardus, principalement des livres pieux et des récits historiques. Sa bibliothèque, peu nombreuse, était composée de volumes traitant surtout de ces deux sujets: religion et histoire. Ses livres, reliés par Padeloup, sont conservés pour la plupart à la Bibliothèque nationale[ [301].
La reine Marie Leszczynska avait fait établir une petite imprimerie dans son cabinet, et elle se plaisait à composer et à imprimer de jolis livres de piété, dont elle faisait cadeau à son entourage. Elle avait ainsi fait de l'imprimerie un amusement, et mis cet amusement à la mode[ [302].
La DUCHESSE D'ORLÉANS, Auguste-Marie-Jeanne de Bade, femme de Louis, duc d'Orléans, belle-fille du Régent, bisaïeule du roi Louis-Philippe (1704-1726)[ [303].
La DUCHESSE DE BOUFFLERS, plus tard DUCHESSE ET MARÉCHALE DE MONTMORENCY-LUXEMBOURG, ou MARÉCHALE DE LUXEMBOURG, Madeleine-Angélique de Neufville de Villeroy (1707-1787)[ [304].
Mariée en 1721, à quatorze ans, à Joseph-Marie, duc de Boufflers, mort en 1747, Madeleine-Angélique de Neufville de Villeroy épousa en secondes noces, en 1750, Charles-François-Frédéric de Montmorency-Luxembourg, maréchal de France[ [305]. C'est sur elle que le comte de Tressan fit la fameuse chanson:
Quand Boufflers parut à la cour,
On crut voir la mère d'Amour;