«La bibliothèque du château de Rosny fut une des mieux choisies, des plus élégantes par ses exemplaires et par ses reliures, que l'on ait comptées dans la première moitié du dix-neuvième siècle. Les livres en étaient presque tous timbrés sur le plat recto aux armes de la duchesse: de France à la bordure engrêlée de gueules qui est de Berry, accolé des Deux-Siciles; sur le plat verso, de son chiffre C couronné[ [440].»
La vente de cette bibliothèque eut lieu en 1837. Le Catalogue, où figurent, sur la feuille de titre, les armes de la duchesse, très finement gravées en taille-douce, entourées de la cordelière des veuves et de deux branches de lis, comprend 2578 numéros pour les livres et 74 pour les estampes. La théologie y est représentée par 141 articles, la jurisprudence par 36, les sciences et arts par 445, les belles-lettres par 565, l'histoire par 1163; les manuscrits sont au nombre de 86 et les lettres autographes de 54.
L'auteur de la préface de ce Catalogue[ [441] considère comme «superflu» l'éloge de cette bibliothèque, où chaque article annonce presque toujours le plus bel exemplaire, enrichi de gravures, de portraits ou d'une somptueuse et élégante reliure. Les manuscrits doivent exciter la curiosité à un très haut degré. Depuis plus de trente ans, ajoute l'auteur de cette préface, il ne s'est pas présenté de collection aussi précieuse sous le rapport de l'antiquité historique; une grande partie de ces richesses proviennent du célèbre Pithou et ont été recueillies par lui.
Parmi ces manuscrits nous mentionnerons: le Code Théodosien, du sixième siècle, qu'une note de Pithou (XVIe siècle) dit avoir servi à Cujas pour sa publication des Codes;—le Roman de la Rose, manuscrit sur vélin, du treizième siècle;—le Roman de Gaides, en vers, manuscrit de la fin du treizième siècle.
Quelques années avant la mort de la duchesse de Berry, survenue en 1870, eut lieu une seconde vente de manuscrits lui ayant appartenu. Cette collection avait été distraite de la première, et ne comprenait que 35 articles. La vente produisit 98.085 francs. Un seul Livre d'heures—l'incomparable Livre d'heures de Henri II et de Catherine de Médicis,—fut adjugé au prix de 60.000 francs pour le Musée des Souverains[ [442].
La COMTESSE DE CHESSY-FOURCY, Madeleine Boucherat (....-1714).
Son mari était prévôt des marchands de Paris en 1684[ [443].
La DUCHESSE DE DURFORT DE DURAS, Marguerite-Félicité de Lévis-Ventadour (....-1717)[ [444].
Mme DE SÉGUR, Charlotte-Émilie Le Fèvre de Caumartin, femme du président de Ségur (....-1729)[ [445].