C’était une cavale indomptable et rebelle,

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Tu parus, et sitôt que tu vis son allure,

Ses reins si souples et dispos,

Centaure impétueux, tu pris sa chevelure,

Tu montas botté sur son dos.

Il va de soi qu’un centaure, d’après la définition même de ce mot, ne peut pas, botté ou non, monter à cheval. Aussi Auguste Barbier fit-il plus tard disparaître ce terme et modifia-t-il ainsi son vers:

Dompteur audacieux, tu pris sa chevelure.

Le même sens abusif du mot centaure se retrouve dans les Mémoires d’Alexandre Dumas (chap. 72; t. III, p. 122): «Ces Numides, cavaliers terribles, centaures maigres et ardents comme leurs coursiers...»

Et Gustave Chadeuil, dans Le Siècle (Cf. Larousse, art. Bévue, p. 663, col. 2): «L’hippodrome a repris son rang dans la série des plaisirs parisiens. Des chevaux courent dans la vaste arène, valsent et polkent, montés par des centaures».