Au sénat parla par ta voix.

Mais ces cacophonies sont rares chez notre poète.

Rapprochons ce vers de la même ode Le Dernier Chant (p. 124):

L’éclair remonte au ciel sans avoir foudroyé,

de ce passage de Namouna d’Alfred de Musset (I, 48; Premières Poésies, p. 346; Charpentier, 1861):

Tu n’es pas remonté, comme l’aigle en son aire

Sans avoir sa pâture, ou comme le tonnerre

Dans sa nue aux flancs d’or, sans avoir foudroyé.

Dans Le Sacre de Charles X (Odes et Ballades, III, 4, p. 144) figure le mot hébreu Sabaoth, qui signifie «des armées» (Cf. Littré), et que le poète emploie ainsi:

Vous êtes Sabaoth, le Dieu de la victoire.