Etc., etc.

Nul, mieux que les décadents, symbolistes, déliquescents, évanescents, etc., n’a justifié la sentence de Frayssinous (Défense du christianisme, t. II, p. 459; Le Mans, Dehallais, 1859): «Il est des novateurs audacieux qui cherchent dans la folie de leurs opinions une célébrité qu’ils ne sauraient attendre de la médiocrité de leurs talents.»

Mais la ruse a été vite éventée.

Jules Tellier (Nos Poètes, p. 230-231) traite à peu près tout crûment Mallarmé de «fumiste»: «Ses vers sont dépourvus de sens autant que d’harmonie, absurdes également pour l’oreille et pour l’esprit.»

Paul Stapfer (Des Réputations littéraires, t. I, p. 157) déclare que «M. Stéphane Mallarmé est purement absurde. Ses vers ne seront pas plus lisibles ni plus intelligibles pour la postérité que pour nous,» etc.

«... On a reconnu le symbolisme pour ce qu’il est: de la folie ou du charlatanisme, écrit de son côté M. Max Nordau (Dégénérescence, t. I, p. 208 et suiv.). Paul Verlaine lui-même, un des inventeurs du symbolisme, accommode de cette façon, dans un moment de sincérité, ses disciples: «Ce sont des pieds plats qui ont chacun leur bannière où il y a écrit: Réclame!»... «M. Gabriel Vicaire qualifie leurs productions de pures fumisteries de collégiens.» (Ibid., p. 210.)

Et Edmond de Goncourt (Journal, année 1889, t. VIII, p. 16): «Après la génération des simples, des gens naturels, qui est bien certainement la nôtre, et qui a succédé à la génération des romantiques, qui étaient un peu des cabotins, des gens de théâtre dans la vie privée, voici que recommence, chez les décadents, une génération de chercheurs d’effets, de poseurs, d’étonneurs de bourgeois».

L’excellent conseil donné par le vieux poète Maynard (1582-1646: Œuvres de François de Maynard, t. III, p. 139; Lemerre, 1888):

Si ton esprit veut cacher

Les belles choses qu’il pense,