Sa douleur n’est pas bien amère.
(Cf. Revue bleue, 1er mars 1879, p. 816.)
Déjà, au dix-septième siècle, Saint-Évremond avait fait les remarques suivantes: «... Il y a une autre chose, dans les opéras, tellement contre la nature, que mon imagination en est blessée: c’est de faire chanter toute la pièce depuis le commencement jusqu’à la fin, comme si les personnes qu’on représente s’étaient ridiculement ajustées pour traiter en musique et les plus communes et les plus importantes affaires de leur vie. Peut-on s’imaginer qu’un maître appelle son valet, ou qu’il lui donne une commission en chantant; qu’un ami fasse, en chantant, une confidence à son ami; qu’on délibère, en chantant, dans un conseil; qu’on exprime avec du chant les ordres qu’on donne, et que mélodieusement on tue les hommes à coups d’épée et de javelot dans un combat... Les Grecs faisaient de belles tragédies, où ils chantaient quelque chose; les Italiens et les Français en font de méchantes, où ils chantent tout.» (Saint-Évremond, Œuvres choisies, Sur les opéras, p. 341-343; édit. Gidel.)
Quelques années avant la Révolution, un opéra, consacré à la louange du gouverneur de la province, fut joué à Limoges. La scène, lisons-nous dans le Musée des Familles (1er décembre 1894, p. 352), représentait une nuit semée d’étoiles, et la pièce débutait par ce vers étrange:
Soleil, vis-tu jamais une pareille nuit?
Luce de Lancival (1764-1810) termine sa tragédie d’Hector (V, 5) par le récit d’un combat d’homme à homme, du meurtre d’Hector par Achille, dont quelques vers rappellent le récit de Théramène de Racine:
Ses coursiers, qui, toujours dociles à sa voix,
Refusent d’obéir pour la première fois.
Et Racine (Phèdre, V, 6):
Ses superbes coursiers, qu’on voyait autrefois