Mentionnons encore le reproche bien immérité adressé à Molière par Eugène Scribe, dans son discours de réception à l’Académie française, et qu’aucun des Immortels ne releva:

«La comédie de Molière nous instruit-elle des grands événements du siècle de Louis XIV? Nous dit-elle un mot des erreurs, des faiblesses ou des fautes du grand roi? Nous parle-t-elle de la révocation de l’Édit de Nantes

Comment Molière, mort en 1673, eût-il pu parler de la révocation de l’Édit de Nantes qui eut lieu en 1685, c’est-à-dire douze ans après sa mort? (Cf. Gustave Flaubert, Dossier de la bêtise humaine, dans Guy de Maupassant, Étude sur Gustave Flaubert, en tête des Lettres de Gustave Flaubert à George Sand, p. XLIV.)

Villemessant, qui, comme nous venons de le dire, a parlé, dans ses Mémoires, des bévues d’Eugène Scribe, mentionne, en ce même endroit, ces deux gentils quatrains extraits de l’opéra-comique Jaguarita l’Indienne, par Saint-Georges et Leuven:

Glissons-nous dans l’herbe

Comme le serpent,

Qui, fier et superbe,

S’avance en rampant.

La dent de la panthère,

Le ventre du boa,