Voilà, sur cette terre,

Voilà le sort qu’on a!

Alfred de Musset et son frère Paul, un soir qu’on venait de jouer, sur un théâtre de société, un vaudeville de Scribe, annoncèrent qu’ils allaient représenter un opéra-comique de leur cru, improvisé séance tenante.

Cette saynète résumait plaisamment les procédés de composition et de facture chers à Eugène Scribe et à son école.

Celui des deux frères qui remplissait le rôle de l’amoureux commençait par chanter:

Oui, j’entrerai dans ce château!

Et l’autre, le valet et confident, de roucouler ensuite:

Il entrera dans ce château!

Puis tous deux de chanter en chœur:

Espérance et courage!