On a plus d’une fois comparé Casimir Delavigne au peintre Paul Delaroche, Alexandre Dumas, entre autres, dans ses Mémoires (t. V, p. 145). Une plaisante anecdote court à ce sujet: Théophile Gautier ayant écrit dans un de ses feuilletons: «Casimir Delavigne est le Delaroche de la littérature, comme Delaroche est le Casimir Delavigne de la peinture», reçut le lendemain deux lettres, l’une de Delavigne, l’autre de Delaroche, qui, toutes deux, lui disaient la même chose: «Vous avez été un peu sévère pour moi» (Cf. le journal Le Télégraphe, 8 septembre 1884.)
L’œuvre des vaudevillistes Duvert (1795-1876) et Lauzanne (1805-1877) fourmille de facéties et de pasquinades. En voici quelques échantillons, extraits d’un article signé E. S. (Edmond Stoullig?), dans le journal La Tribune, 26 octobre 1876:
«Nous voyons, dans Riche d’amour, Arnal s’écrier: «Je l’ai revue, je l’ai retrouvée, celle que j’aime — ou plutôt celui que j’aime, — car c’est un ange, et l’ange est essentiellement masculin. (Avec indignation:) Masculin! Oh! les gueux de grammairiens![35]»
Plus tard, se demandant s’il ne trouverait pas un peu d’argent chez lui: «C’est que, chez moi, ajoute-t-il, je ne suis pas bien sûr de trouver de l’argent, vu qu’à n’y avait pas un sou quand je suis sorti, et j’ai la clef. J’ai la clef! Il est douteux que des voleurs se soient introduits chez moi avec effraction et y aient oublié leur bourse. Ces événements-là sont si peu communs!»
Et ce couplet:
Quelle infortune est égale à la mienne?
Du lansquenet déplorable martyr,
J’ai beau forer ma poche artésienne,
Pas un centime, hélas! n’en peut jaillir!
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