Les comparaisons avec les autres animaux ne sont pas rares non plus:

«Villefort n’était plus cet homme dont son exquise corruption faisait le type de l’homme civilisé; c’était un tigre blessé à mort qui laisse ses dents brisées dans sa dernière blessure» (sic) (Le Comte de Monte-Cristo, t. VI, p. 184; chap. 14, Expiation; C. Lévy, s. d.)

«Villefort... se traîna vers le corps d’Édouard (un enfant), qu’il examina encore une fois avec cette attention minutieuse que met la lionne à regarder son lionceau mort.» (Ibid., t. VI, p. 184.)

«Danglars ressemblait à ces bêtes fauves que la chasse anime, puis qu’elle désespère, et qui, à force de désespoir, réussissent parfois à se sauver.» (Ibid., t. VI, p. 255, chap. 19, Le pardon.)

Dans ce même roman de Monte-Cristo (t. VI, p. 188, chap. 14), on lit cette phrase amusante: «Villefort sentit ses pieds prendre racine, ses yeux se dilatèrent à briser leurs orbites..., les veines de ses tempes se gonflèrent d’esprits bouillants qui allèrent soulever la voûte trop étroite de son crâne et noyèrent son cerveau dans un déluge de feu.»

Remarquer que cette sentence ou prière que Monte-Cristo avait inscrite sur les murs de son cachot, au château d’If (t. VI, p. 216, chap. 16, Le Passé): «Mon Dieu! Conservez-moi la mémoire!» est textuellement la même que celle qui termine le Conte de Noël, Le Possédé, de Dickens (in fine): «Seigneur, conservez-moi la mémoire!»

Dans Les Trois Mousquetaires, le même billet, l’attestation remise à Milady par Richelieu, reparaît à trois endroits du récit, mais avec des changements de texte et des dates différentes. Dans le chapitre 15 (2e partie), Scène conjugale, ledit papier est daté du 3 décembre 1627; — dans le chapitre 17, Le Conseil des Mousquetaires, il est daté du 5 décembre 1627; — et dans la Conclusion du roman, il porte la date du 5 août 1628, et il a perdu en route tout un membre de phrase.

«Montalais sentit le rouge lui monter au visage en flammes violettes,» lisons-nous dans Le Vicomte de Bragelonne (t. III, p. 379; chap. 38, Fin de l’histoire d’une naïade...; C. Lévy, s. d.)

«Saint Louis avait eu pour ministre un prêtre, le digne abbé Suger», prétend Dumas dans Les Compagnons de Jéhu (p. 52). Or, Suger est mort en 1152 et saint Louis ne naquit qu’en 1215.

Autres anachronismes.