Sans qu’un éclair de joie un seul instant y brille,

User à le rider son front de jeune fille,

Sentir une couronne en or, en diamant,

Prendre place, à ce front, d’une bouche d’amant.

«Un voyageur, dit Louis de Loménie, qui, au haut d’un grand mont, part tout brûlant d’en bas; une couronne qui prend place à un front d’une bouche, voilà, certes, un atroce jargon.» (Cf. Eugène de Mirecourt, Alexandre Dumas, p. 40.)

Dans ses Mémoires surtout, souvent si intéressants et si vivants, dont les premiers volumes, consacrés à l’enfance et à la jeunesse de l’auteur passées à Villers-Cotterets, sont particulièrement captivants, Alexandre Dumas s’abandonne volontiers à ses intempérances, négligences, hâbleries et singularités de langage.

A l’île Saint-Domingue, nous assure-t-il (t. I, p. 14), «l’air est si pur, qu’aucun reptile venimeux n’y saurait vivre. Un général, chargé de reconquérir Saint-Domingue, qui nous avait échappé, eut l’ingénieuse idée, comme moyen de guerre, de faire transporter de la Jamaïque à Saint-Domingue toute une cargaison de reptiles, les plus dangereux que l’on pût trouver. Des nègres charmeurs de serpents furent chargés de les prendre sur un point et de les déposer sur l’autre. La tradition veut qu’un mois après, tous ces serpents eussent péri, depuis le premier jusqu’au dernier.»

«Mon père avait eu un cheval tué sous lui; un second (cheval) avait été enterré par un boulet.» (Tome I, p. 92 et 96.)

«... Non, cher abbé,... je ne fus point l’homme de la pratique religieuse. Il y a même plus, cette fois où je m’approchai de la sainte table fut la seule; mais... quand la dernière communion viendra à moi comme j’ai été à la première, quand la main du Seigneur aura fermé les deux horizons de ma vie, en laissant tomber le voile de son amour entre le néant qui précède et le néant qui suit la vie de l’homme, il pourra, de son regard le plus rigoureux, parcourir l’espace intermédiaire, il n’y trouvera pas une pensée mauvaise, pas une action que j’aie à me reprocher.» (Tome II, p. 31.)[41]

«... Au caillou qui s’approche de la rose, et à qui il reste le parfum de la reine des fleurs.» (Tome II, p. 298.)