— Qui vous a donné...

— Eh bien?

— Eh bien, j’ai vu...»

(Ibid., t. II, p. 230-231.)

Terminons en racontant, d’après le journal Le National (16 mars 1885), que l’auteur des Trois Mousquetaires «avait une cuisinière étonnante: elle était arrivée à écrire son nom de Sophie, sans employer une seule des lettres composant ce mot. Elle l’orthographiait ainsi: Çaufy. Son patron restait en admiration devant cette trouvaille. Il y avait de quoi[42]».

***

Charles de Bernard (1804-1850), que l’on a qualifié, à tort ou à raison, de disciple ou d’imitateur de Balzac, emploie parfois à satiété le mot vieillard, et l’applique même à des personnages qui n’ont pas atteint soixante ans. Voir, par exemple, Le Nœud gordien (M. Lévy, 1858), où ce mot reparaît continuellement: Pages 43, 44, 45, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 64, 65, etc. Dans Le Gentilhomme campagnard (t. II, p. 264; M. Lévy, 1857), nous trouvons même vieillard au féminin: «la vieillarde avait raison».

Les romans de Charles de Bernard nous offrent çà et là quelques termes tombés en désuétude, ou supprimés et remplacés par d’autres mots: billets de visite, pour cartes de visite: «Il tira d’une poche de son gilet un de ses billets de visite... La femme de chambre entra en tenant à la main un billet de visite...» (Les Ailes d’Icare, p. 188 et 270; M. Lévy, 1857); — surtout, pour pardessus ou manteau: «Il portait, par-dessus des habits de deuil, un surtout de peau de bique» (Un Beau-Père, t. I, p. 195; M. Lévy, 1859); surtout, avec cette acception, a été employé par Voltaire, Saint-Simon, etc. (Cf. Littré); — cigarite, pour cigarette: «Il semblait exclusivement occupé de la confection d’une cigarite» (La Chasse aux amants, dans La Peau du lion, p. 296; M. Lévy, 1860).

Et cette plaisante phrase du même romancier: «Sans état (sans fortune)... ne possédant de terre que ce qu’en peuvent contenir les vases de fleurs de leur salon, ces parias vivent en pachas.» (Les Ailes d’Icare, p. 65.)

«Ah! vous vous êtes dit, s’écrie un des personnages d’Eugène Sue (1804-1857): «Je m’en vais mettre les fers au feu pour tirer les vers du nez de Mme Barbançon, afin de voir ce qu’elle a dans le ventre!» (L’Orgueil, t. I, p. 94; Marpon, s. d.) Et plus loin (p. 199), le même écrivain nous apprend que «le seuil de la porte d’Erminie était vierge des pas d’un homme».