Sous le rapport de: cette locution, qui n’est pas exacte, car une chose n’est pas sous un rapport, mais en rapport avec une autre, «n’est pas bonne à employer, dit Littré (art. Rapport, Rem.); ceux qui écrivent avec pureté doivent l’éviter». Flaubert l’emploie couramment: «... Quoique d’une fidélité fort exacte sous le rapport des descriptions...» (Correspondance, t. I, p. 196.) «Tâche de me dire ce qui se passe dans ma maison sous tous les rapports possibles.» (Ibid., t. I, p. 278.) «Nous allons bien sous le rapport sanitaire.» (Ibid., t. II, p. 35.) Etc.

Il part à Paris, au lieu de partir pour Paris. «Dans une quinzaine, il part à Paris.» (Correspondance, t. II, p. 321.)

Il écrit le Dante, au lieu de Dante sans article («Durante Alighieri, dit Dante, par une abréviation familière aux Italiens, et non le Dante, comme on dit trop souvent en français, les Italiens ne plaçant l’article que devant le nom propre et non devant les prénoms»: Larousse, art. Dante): «La chape de plomb que le Dante promet aux hypocrites...» (Correspondance, t. II, p. 283.)

Il écrit les de Goncourt (Ibid., t. III, p. 391), au lieu de les Goncourt. (Cf. Littré, art. Nobiliaire.)

Oubliant que pire est un adjectif et non un adverbe, il écrit: «Je vais pire» (Ibid., t. IV, p. 263), comme si l’on pouvait dire: Je vais meilleur, au lieu de: Je vais mieux, je vais pis.

Il dit que «rien n’est plus embêtant comme la campagne». (Lettres à sa nièce Caroline, p. 77.)

«Écris-moi-le» (Ibid., p. 153), pour: écris-le-moi.

Dans ce but, locution qui ne s’explique pas et «qui doit être évitée», dit Littré. «Mme Lapierre m’a écrit, dans ce but, un billet fort aimable.» (Ibid., p. 389.)

«La pluie qui n’arrête pas me comble de joie.» (Ibid., p. 163.)

Soi-disant «ne se dit jamais des choses», remarque Littré, et ne peut logiquement s’appliquer qu’aux personnes. «A force de patauger dans les choses soi-disant sérieuses...», écrit Flaubert. (Ibid., p. 434.)