[73] Grammaire des arts décoratifs, p. 336. (Paris, Laurens, s. d.)

[74] Cette même sentence se rencontre sous la plume d'un autre historien, critique et polygraphe, M. Jules Claretie, et avec les légitimes restrictions suivantes: «Dis-moi ce que tu lis, et je te dirai qui tu es. L'axiome peut être vrai pour un particulier qui choisit selon ses goûts, pour un amateur qui se compose une bibliothèque comme on composerait un bouquet… mais la vérité n'est plus stricte lorsqu'il s'agit d'un homme de lettres, tenu à tout garder, après avoir tout lu.» (Causerie sur ma bibliothèque, in Annales littéraires des bibliophiles contemporains, 1890, p. 5.) C'est dans la même Causerie (p. 21) que se trouve cette très belle profession de foi, que je me reprocherais de passer sous silence: «J'aime les Lettres, je les aime uniquement, profondément, passionnément, et je les aime par-dessus tout. Je les aime sous toutes leurs formes, avec toutes leurs luttes, toutes leurs rancœurs, tous leurs déboires. Elles consolent même des tristesses qu'elles font naître, comme cette lance d'Achille qui guérissait les blessures qu'elle pouvait faire. «La littérature mène à tout, disait Villemain, à la condition qu'on en sorte.» Quel paradoxe! La littérature peut ne mener à rien, mais elle rendra heureux jusqu'à la fin celui qui l'adore, à la condition qu'il n'en sorte jamais.»

[75] Ou le marquis d'Argenson? Dans ses Mémoires (t. V, p. 255.—Paris, P. Jannet, 1857-1858), il s'attribue la même proposition de la même plaisante devise: Multi vocati, pauci lecti.

[76] Ap. Mouravit, le Livre, pp. 170-172.

[77] L'Art de former une biblioth., pp. 152-153.

[78] Paris, Aug. Aubry, s. d.—Lorenz (Catalogue général, t. VI, p. 309) donne 1870 comme date de publication, et ajoute que ce livre n'a été tiré qu'à 200 exemplaires. C'est ce qui en explique le peu de diffusion et la rareté.

[79] Pages 3-4.

[80] Loc. cit., pp. 403-404.

[81] Ibid., pp. 341-342.

[82] Ibid., p. 362.