[83] Cardinal Bessarion, Lettre au doge et au sénat de Venise (1468).—Cf. supra, p. [10].
[84] Bulletin du bibliophile, 17e sér., p. 323.
[85] Ibid., pp. 356-357.
[86] Parmi les écrivains modernes qui ont le mieux célébré le livre et l'amour de la lecture, il nous faudrait citer encore: Goethe, Entretiens avec Eckermann;—Alexandre Vinet, Études sur la littérature française, etc., et X. Doudan, Mélanges et Lettres, etc. (deux noms peu connus, mais chers à tous les amis des Lettres);—Charles Asselineau, dont l'opuscule le Paradis des Gens de Lettres contient un vrai chant de triomphe du livre;—Ernest Legouvé, l'Art de la lecture et la Lecture en action;—Mgr Landriot, Conférences sur l'étude des Belles-Lettres, etc.;—Antony Méray, les Diverses Façons d'aimer les livres (in Annuaire du bibliophile, 1861, pp. 142-157);—François Fertiault, les Amoureux du livre, sonnets d'un bibliophile; les Légendes du livre (autre recueil de sonnets); Drames et Cancans du livre, anecdotes bibliographiques, dont le meilleur chapitre est intitulé: Comment j'aime mes livres;—Gabriel Hanotaux, la Seine et les Quais, promenades d'un bibliophile;—Albert Collignon, la Vie littéraire, notes et réflexions d'un lecteur;—etc.
[87] Et tant de fois altérée et faussée, car cette admirable page a eu le sort des Provinciales et des Pensées de Pascal, «qu'on tronque toujours quand on le cite», selon la piquante réflexion de M. Ferdinand Brunetière (Histoire et Littérature, t. I, p. 314). Comme exemples de ces inexactitudes et déformations, cf. Fontaine de Resbecq, Voyage litt. sur les quais de la Seine, p. 134;—Rouveyre, Connaissances nécessaires à un biblioph., 3e édit., t. II, pp. 163-164;—etc. Le pieux Jean Darche a fait mieux: il s'est approprié le texte, l'a démarqué et rebaptisé, puis l'a terminé en sermon: «Mais, ô mon Dieu! rien n'est stable en ce monde! et ce sera bien ma faute si… Amen!» (Essai sur la lecture, pp. 374-375.)—Cet article de Silvestre de Sacy a paru dans le Journal des Débats du 25 octobre 1853, et il fait partie des Variétés littéraires, morales et historiques de cet écrivain (Paris, Didier-Perrin, 1884; 2 vol. in-12; 5e édit.: la 1re édit. est de 1858), t. I, pp. 242-255. «L'article mémorable… chef-d'œuvre de M. de Sacy, a été celui du mardi 25 octobre 1853, sur le Catalogue de la bibliothèque de feu J.-J. de Bure.» (Sainte-Beuve, Caus. du lundi, t. XIV, p. 191.)
[88] Cf. le mot du sage Valincour (1653-1730), à qui Boileau a dédié sa satire XI, sur l'Honneur. Ayant perdu sa bibliothèque, détruite par un incendie, Trousset de Valincour répondait à ses amis qui le plaignaient: «Je n'aurais guère profité de mes livres, si je n'avais appris d'eux à m'en passer». (Cf. Charles Nodier, Mélanges tirés d'une petite bibliothèque, Préface, p. III; et Sainte-Beuve, Caus. du Lundi, t. XII, p. 465.)
[89] Chevillier, Origine de l'imprimerie de Paris, p. 60.
[90] Loc. cit., pp. 158-159.
[91] Mouravit, loc. cit., pp. 162-163.
[92] Dans son récit la Nouvelle Ecbatane, in Bagatelles, par le Comité de la Société des Gens de Lettres, p. 302. (Paris, Dentu, 1892.)