[93] Cf. les journaux de février 1896, principalement l'Événement du 19, et l'Éclair du 23 février. Cf. aussi la Revue scientifique du 4 février 1899, pp. 153-154, les Papiers dangereux et leur désinfection. Voici un extrait de ce dernier article: «Le Bulletin mensuel de l'Œuvre des enfants tuberculeux nous apprend que la Caisse d'épargne de Bruxelles vient d'installer un service pour la désinfection des livrets et autres papiers qui affluent dans l'établissement. Tous les documents sont exposés maintenant pendant quelques heures aux vapeurs de l'aldéhyde formique… Mais il est un danger de contamination beaucoup plus grand encore, et dont le public ne semble pas s'émouvoir: c'est celui que présentent les livres des bibliothèques publiques ou des cabinets de lecture. Tel roman populaire, tel bouquin à succès passe par mille ou quinze cents paires de mains, avant d'être absolument trop crasseux ou trop fripé pour être hors d'usage. Dans ce nombre de lecteurs, il y a des convalescents, des malades, des tuberculeux. Or le papier est un excellent véhicule à microbes, et un livre, passant de main en main, peut apporter dans une famille un choix très complet de maladies transmissibles, depuis la rougeole, la scarlatine et la variole, jusqu'au choléra asiatique et la peste, en passant par le typhus, le croup et la diphtérie, la coqueluche, la gale, le charbon, les septicémies, les affections puerpérales et la tuberculose pulmonaire. Il y a là des mesures à prendre d'urgence, et nous nous étonnons que les services compétents n'y aient pas encore songé, d'autant plus que le remède est d'application facile, comme le prouve l'expérience de la Caisse d'épargne de Bruxelles.» Nous reparlerons, dans le chapitre IX, de l'emploi de l'aldéhyde formique (p. [325]), et des risques de propagation de la tuberculose par les livres (pp. [371]-[373]).
[94] Larcher, qui travaillait alors à sa traduction d'Hérodote, reçut un jour un ouvrage des plus rares, et précieux pour ses études, que Langlès venait d'acquérir et qu'il s'empressait de lui communiquer. Se retournant vers le porteur du message et lui rendant le livre avec humeur: «Remportez cet ouvrage, dit le docte bibliomane: apprenez que je n'ai pas l'habitude de travailler avec «des livres qui ne sont pas ma propriété». (Mouravit, loc. cit., pp. 125-126.)
[95] Cf. Lalanne, loc. cit., p. 286.
[96] Le Livre, p. 264.
[97] Gustave Brunet, Fantaisies bibliogr., p. 293, donne: Ingratis servare nephas.
[98] Intermédiaire des cherch. et cur., 10 juillet 1879, col 402.
[99] Cf. Gustave Brumet, loc. cit., pp. 271 et 296. De même, M. J. Gomez de la Cortina, dont plusieurs volumes se trouvent à la bibliothèque universitaire de Douai, faisait graver sur le plat de ses livres, au-dessus de ses armoiries: J. Gomez de la Cortina et amicorum, et au-dessous: Fallitur hora legendo. (Cf. Jules Cousin, De l'organisation… des biblioth., p. 160, n. 1.) Et Jacques Denyau, bibliophile angevin: Sum Jacobi Denyau et amicorum, non omnium. (Intermédiaire des cherch. et cur., 10 juillet 1879, col. 390.)
[100] Cf. Peignot, Dictionn. raisonné de bibliol., t. II, p. 361. C'est en l'honneur de Michel Bégon et en souvenir du bon accueil qu'avait reçu de lui le botaniste Plumier que celui-ci donna le nom de bégonia à un genre de plantes d'Amérique.
[101] Intermédiaire des cherch. et cur., 10 juillet 1879, col. 401.
[102] Cf. Gustave Brunet, Dictionn. de bibliol., col. 519.