[320] Graesel (loc. cit., p. 363), estime que, «pour un train d'une importance moyenne, quinze jours, au maximum, sont largement suffisants». Cela dépend de ce qu'il faut entendre par «importance moyenne». En France, la plupart des relieurs trouveraient certainement ce délai insuffisant pour un train composé seulement de vingt ou trente volumes. Bien que s'appliquant en partie à des reliures de luxe, les considérations de M. Jules Le Petit (l'Art d'aimer les livres, p. 182) me semblent plus justes: «En général, il faut que vous ayez la patience d'attendre au moins six mois à un an pour des reliures pleines en maroquin, bien faites, et au moins deux mois pour des demi-reliures. En voici la raison: les bons relieurs n'ont pas autant d'ouvriers que les relieurs de commerce… Ensuite ils commencent leurs reliures par séries d'un même genre,» etc.
[321] Je rappelle qu'il n'est question ici que d'une bibliothèque particulière et fermée, ne servant qu'à une seule personne. Pour une bibliothèque publique, il est préférable, voire indispensable, que chaque tome soit relié séparément, afin d'éviter d'en immobiliser deux en même temps dans la même main.
[322] J. Le Petit, loc. cit., p. 185.
[323] Lesné, loc. cit., chant IV, p. 59.
[324] Lesné, loc. cit., notes du chant IV, p. 170.
[325] Id., ibid., mêmes notes, p. 172.
[326] C'est également le conseil donné par l'Instruction générale relat. au service des biblioth. universitaires: «N'admettre la rognure que pour les ouvrages usuels; interdire de rogner pour les autres, en les faisant seulement rogner et jasper en tête, pour les préserver de la poussière.» (Ap. Maire, loc. cit., p. 445.)
[327] Ap. Rouveyre, Connaissances nécessaires à un biblioph., 3e édit., t. I, p. 88.
[328] Le bibliophile Jacob (Paul Lacroix), ap. Rouveyre, loc. cit., p. 87.
[329] Page 37.