[370] Voir dans les Amateurs de vieux livres, par P. L. Jacob, p. 34, un curieux portrait du marchand bouquiniste-étalagiste: «… L'étalagiste est d'ordinaire Normand, comme le vendeur de salade; il connaît mieux le prix des pommes que celui des livres; il ne juge guère sa marchandise que d'après le premier venu qui la marchande; il surprend dans vos yeux l'envie qui vous émeut à la vue de ce livre, et il le taxe à proportion de cette envie, qu'il démêle dans un geste d'empressement, même dans une indifférence composée. Le seul Manuel du libraire qu'il étudie, c'est la physionomie des acheteurs: l'un sourit, l'autre soupire, celui-ci fronce les sourcils, celui-là pince les lèvres; un cinquième, plus exercé, touchera vingt volumes avant de mettre la main sur le volume qu'il lorgne; tous enfin se trahissent d'une façon particulière, qui n'échappe pas à l'étalagiste, aussi fin, aussi astucieux qu'un diplomate du cabinet de Saint-James.»—En général, comme l'a remarqué L. Derome (le Luxe des livres, p. 66), les livres anciens coûtent moins cher chez les libraires parisiens de la rive gauche que chez ceux de la rive droite, «qui ont une clientèle princière et la confiance des riches amateurs étrangers, tandis que les marchands de la rive gauche sont réduits à celle des savants et des lettrés, qui connaissent mieux la valeur des livres et ne peuvent se permettre certaines folies». Etc.

[371] En revanche, il faut reconnaître qu'il y a de ces catalogues qui sont très bien faits et dignes d'intéresser tous les amateurs de livres, par exemple, les catalogues de la librairie ancienne A. Claudin, qui paraissent actuellement (1901, 14e année, neuvième série) tous les mois, sous le titre d'Archives du bibliophile.

[372] Chap. III, pp. 27-30. (Trad. de H. Cocheris.)

[373] Musæi sive biblioth…, Lugduni, 1635, in-4, lib. III, p. 468, ap. Mouravit, loc. cit., pp. 65-66. Cf. infra, chap. VIII, p. [257].

[374] Loc. cit., p. 139. Cf. supra, chap. V, p. [123].

[375] L'appréciation est de M. Jules le Petit, l'Art d'aimer les livres, p. 40.

[376] Jules Janin, loc. cit., p. 14.—A propos des ouvrages nouveaux, Jules Janin (ap. Mouravit, loc. cit., p. 109) donne aussi ce conseil: «N'achetez que le livre dont vous avez fait la lecture cinq ou six semaines auparavant,»—c'est-à-dire le livre dont vous avez eu loisir de vérifier et éprouver la valeur. «En ce temps de réclame, combien ont pu expérimenter la sagesse de ces paroles!» ajoute Mouravit.

[377] Jules Janin, loc. cit., p. 15.

[378] Loc. cit., p. 40.

[379] Loc. cit., pp. 40-41.