[380] Essais, III, 3: t. III, p. 366. (Paris, Charpentier, 1862.)

[381] Il s'appelait Boulard (Antoine-Marie-Henri) (1754-1825). Il fut l'exécuteur testamentaire de La Harpe, et c'est par ses soins que fut publiée la partie du Cours de littérature relative à la philosophie du XVIIIe siècle. Il ne faut pas le confondre avec son homonyme Boulard (Sylvestre), imprimeur, libraire et écrivain (1750-1819?), auteur d'un Traité élémentaire de bibliographie. (Paris, Boulard, 1804. In-8. 140 pp.)

[382] «Une biographie ne lui en accorde que 280 000; mais un autre renseignement va jusqu'à notre chiffre de 600 000 (volumes). La différence est importante. Les deux documents sont-ils précis? On peut choisir.» (Fertiault, Drames et Cancans du livre, p. 107.)

[383] Cf. le Cousin Pons, principalement chap. II, p. 11 (Paris, Michel Lévy, Librairie nouvelle, 1870): «… Il possédait son musée pour en jouir à toute heure, car les âmes créées pour admirer les grandes œuvres ont la faculté sublime des vrais amants; ils éprouvent autant de plaisir aujourd'hui qu'hier; ils ne se lassent jamais, et les chefs-d'œuvre sont, heureusement, toujours jeunes… Vous tous qui ne pouvez plus boire à ce que, dans tous les temps, on a nommé la coupe du plaisir, prenez à tâche de collectionner quoi que ce soit (on a collectionné des affiches!), et vous retrouverez le lingot du bonheur en petite monnaie.»

[384] «J'aime mes livres comme je les aimais à vingt ans; je les aime peut-être même avec plus d'ardeur, car, tout bien considéré, je les connais mieux, et il n'arrive point, dans l'amour des livres, ce qui arrive, hélas! trop souvent dans l'autre amour, savoir que, lorsqu'on est parvenu à bien connaître l'objet de sa flamme, on est tenté de l'aimer un peu moins… Parmi les goûts si divers que la Providence a départis aux humains, l'amour des livres est celui qui, après avoir donné, pendant la prospérité, les plus grandes, les plus véritables jouissances, ménage, pour toutes les peines de la vie, les plus douces, les plus pures, les plus durables consolations.» (Tenant de Latour, Mémoires d'un biblioph., pp. 250-252.)

[385] Cf. Lalanne. Curiosités bibliogr., p. 146 ;—Paul Lacroix, Éd. Fournier et F. Seré, Histoire de l'imprimerie, p. 42;—Bouchot, le Livre, pp. 79, 258 et 268;—Louisy, le Livre, p. 191;—Grande Encyclop., art. Bibliothèque, t. VI, p. 667, fig. 7;—etc.

[386] Cf. Bouchot, loc. cit., p. 268.

[387] A Leyde, comme le fait voir une gravure de 1610, les livres étaient rangés debout, mais avec le dos tourné vers le fond du rayon et la gouttière ou tranche en avant: les titres étaient donc inscrits sur la tranche. (Cf. Maire, Manuel prat. du biblioth., p. 58.)

[388] Cf. Lalanne, loc. cit., p. 284. C'était Pétrarque lui-même qui avait copié ces lettres de Cicéron et composé ce manuscrit.

[389] Graesel, Manuel de bibliothéconomie, p. 11.