[677] Sainte-Beuve, Caus. du lundi, t. II, p. 170. Et cet homme qui passe pour avoir «le plus lu» et qui possédait, comme particulier, la plus vaste bibliothèque qu'on pût voir, savez-vous ce qu'il pensait des livres? «Il prétendait que tout ce qui fut jamais écrit depuis que le monde est monde pourrait tenir dans neuf ou dix in-folio, si chaque chose n'avait été dite qu'une seule fois. Il en exceptait les détails de l'histoire…» (Id., ibid.)
[678] Gustave Brunet, loc. cit., p. 251; voir aussi pp. 266-267. Sur les «annotations manuscrites sur les livres», cf. Charles Nodier, Mélanges tirés d'une petite bibliothèque, pp. 49-56; et Maire, loc. cit., p. 286.
[679] Jules Richard, loc. cit., p. 31.
Sacrés ils sont, car personne n'y touche.
(Voltaire, le Pauvre Diable.—Œuv. compl., édit. du Siècle, t. VI, p. 601.)
[681] Mouravit, loc. cit., pp. 365-366.
[682] La brachygraphie (de βραχὺς, bref et de γράφω, j'écris) est l'art d'écrire par abréviation. Voir, pour les sigles, notes tironiennes et autres systèmes brachygraphiques anciennement en usage, le Dictionnaire des abréviations latines et françaises usitées dans les inscriptions lapidaires et métalliques, les manuscrits et les chartes de moyen-âge, par L.-Alph. Chassant, paléographe. Paris, Aug. Aubry, 3e édit., 1866, LII-170 pp. Pour les différentes abréviations modernes dont il est question ci-après, consulter les manuels de typographie de Lefevre, Desormes, Leclerc, etc.; et les traités spéciaux: grammaire, géographie, chimie, botanique, etc.
[683] Voir sur ce mot infra, p. 395, note [691].
[684] Comme exemple des erreurs et bévues auxquelles peuvent donner lieu les abréviations exagérées, on cite la mésaventure arrivée à l'helléniste Gail (1755-1829), lorsqu'il composa l'index bibliographique de son édition d'Anacréon. Rencontrant dans un catalogue l'annonce d'un exemplaire des Odes de ce poète, suivie de la mention e. bro., au lieu de traduire cette mention, ainsi qu'il le fallait, par exemplaire broché, il la prit pour un nom de ville, et indiqua l'édition de cet exemplaire comme imprimée à Ébro. De là et d'autres bourdes pareilles, des lazzis sans nombre sur le malheureux savant. Les critiques d'outre-Rhin lui décochèrent l'épithète latine de socors, que de mauvais plaisants traduisirent par sot corps, et le terrible Paul-Louis de déclarer, dans une lettre à son futur beau-père, que Gail lui «paraît trop sot pour être ridicule». (Cf. Curiosités littéraires, p. 286, Paris, Paulin, 1845, petit in-8, s. n. d'aut.; et P.-L. Courier, lettre à M. Clavier, datée de Rome, du 13 octobre 1810. Œuvres, p. 548. Paris, Didot, 1865; in-18.