En réponse à quelques questions, M. Garling nous dit:

Les dames étaient âgées et sont mortes, il y a quelque vingt-cinq ans. On a perdu la trace de tous les domestiques.

M. Garling ajouta quelques détails, dans la conversation que nous eûmes avec lui. L'apparition qu'il rencontra sur la grand'route était si près de lui qu'il n'observa, en détail, que la figure. Il a eu une autre hallucination. Il a cru voir la figure de l'un de ses amis, au pied de son lit; mais il venait d'assister à l'enterrement de cet ami qui avait, de plus, l'habitude de s'asseoir à la place où apparut la «vision», et M. Garling s'endormait à ce moment-là. Cette hallucination ne peut pas prouver une tendance aux hallucinations subjectives.

L'observation qui précède est remarquable à plus d'un titre. Mais ce qui la rend pour nous particulièrement précieuse, c'est qu'elle contient une sorte de témoignage assez rare, et dont il semble que l'on n'ait pas jusqu'ici apprécié toute l'importance: c'est le témoignage des animaux. Nous nous bornons à le signaler à l'attention du lecteur, nous proposant de revenir plus loin sur ce sujet.

D.—Hallucinations télépathiques réciproques

Voici une classe d'hallucinations véridiques, très curieuses et très importantes, en ce qu'elles semblent restreindre encore la possibilité d'une coïncidence fortuite, l'annuler presque, et aussi parce que c'est par elles que l'on pourra probablement arriver à élucider les conditions et le mécanisme de ces phénomènes. Mais, pour cela, il faudra posséder un nombre d'observations exactes, qui est loin encore d'avoir été atteint.

Ici, le «sens du courant», qui semblait nettement indiqué, de l'agent au sujet, n'existe plus; chacune des deux parties est, à la fois, sujet et agent: elles s'apparaissent mutuellement l'une à l'autre.

Comme les cas de cette nature sont très rares, nous nous en tiendrons au suivant, que nous empruntons toujours au même ouvrage:

CXXV (304). M. J. T. Milward Pierce Bow Ranche, Knox County, Nebraska (Etats-Unis).