«En souvenir de feue Sarah Eustance, morte le 3 juillet 1866, âgée de quarante-cinq ans, et enterrée à l'église de Stretton, le 6 juillet 1866.»

«Ma femme, qui était partie, le dimanche en question, de Lowton, pour voir sa sœur, peut attester que la nuit où elle était auprès de Sarah (après le départ du pasteur), Sarah désirait me voir et me demandait avec insistance, répétant à plusieurs reprises: «Oh! que je voudrais voir oncle Done et Rosie, encore une fois avant de m'en aller.» Bientôt après, elle perdit conscience ou du moins elle ne parla plus; elle mourut le lendemain. Je n'appris cela qu'au retour de ma femme, le soir du 4 juillet.

J'espère que ma nièce voudra bien témoigner de l'exactitude des faits. Je puis, en tous cas, affirmer qu'elle m'a dit qu'elle croyait que je l'appelais et qu'elle allait venir auprès de moi, lorsqu'elle m'a rencontré dans le couloir; je puis affirmer aussi que je lui ai demandé si elle m'avait appelé.

Je ne me rappelle pas avoir jamais entendu une autre voix ou un autre appel.»

Le 7 août 1885, M. Done nous a écrit ce qui suit:

Comme ma femme est malade et affaiblie, elle me dicte la déclaration suivante:

«Moi, Elisabeth Done, femme de John Done et tante de Rosanna Done (à présent Sewil), je certifie que, le 3 juillet 1886, j'assistai ma sœur agonisante, Sarah Eustance, à Stretton, à douze milles de ma maison à Lowton Chapel, Newton-le-Willows. Pendant la nuit qui précéda sa mort, elle me sollicitait sans cesse d'envoyer chercher mon mari et ma nièce, parce qu'elle désirait les voir encore une fois avant de s'en aller pour toujours. Elle disait souvent: «Oh! combien je voudrais que Done et Rosie fussent ici! oh! comme je voudrais voir l'oncle Done!» Bientôt après, elle perdit la parole et sembla rester sans conscience; elle mourut le lendemain».

Elisabeth Done.

M. Done ajoute:

«En pensant, parlant et écrivant sur cet étrange incident, je me suis resouvenu de plusieurs détails; en voici un: Le lendemain du jour où j'entendis la voix qui m'avait appelé, je restai inquiet. J'avais le pressentiment que ma chère belle-sœur était morte, et je sortis vers le soir pour voir arriver un train à Newton-Bridge, car il me semblait que ce train devait ramener ma femme, si sa sœur était morte, comme je m'y attendais