Enfin, le jeudi 24 janvier, à minuit quarante-cinq minutes, malgré que mon cabinet eût été fermé et mis sous scellés comme la veille, et que, comme la veille, j'eusse trouvé les scellés parfaitement intacts, il y avait, dans la pièce, non plus une, mais deux chaises renversées.

Dès lors, M. Dariex, pour donner plus de valeur encore à son témoignage, n'hésita plus à convier, au contrôle du fait qu'à cinq reprises il avait constaté, ceux de ses amis «à qui, dit-il, je crus pouvoir en parler, sans m'exposer à passer pour un halluciné, un pauvre fou qu'il faudrait bientôt enfermer.» Il les pria de prendre des précautions plus rigoureuses encore, s'ils pouvaient en imaginer, et voici le rapport, qu'après avoir expérimenté jusqu'au 5 février, ces Messieurs rédigèrent:

Procès-verbal des expériences collectives instituées pour le contrôle des mouvements d'objets sans contact[129].

Les soussignés:

Dr Barbillion, de la Faculté de Paris, ancien interne en médecine des hôpitaux, demeurant, 16, quai d'Orléans, à Paris;

Bessombes (Paul), employé des ponts et chaussées, demeurant à Paris, 7, rue Boutarel;

Dr Méneault (Joanne), de la Faculté de Paris, ancien interne de l'hôpital maritime de Berck-sur-Mer, demeurant à Paris, rue Monge, 51;

Morin (Louis), pharmacien de 1re classe, demeurant rue du Pont-Louis-Philippe, 9;

Certifient l'exactitude des faits suivants:

«Le Dr Dariex, demeurant à Paris, rue Du Bellay, no 6, ayant à plusieurs reprises, et notamment le 25 janvier 1889, cru constater que des phénomènes étranges se produisaient, la nuit, dans son cabinet de travail, pria les personnes ci-dessus désignées de contrôler les observations qu'il avait déjà faites sur l'existence de ces phénomènes.