M. Jumelle était trop habile pour ne pas savoir qu'en pareille occurrence, on prend autant que possible la ligne droite. Au reste, la route était toute tracée.
Elle suivait une ligne un peu courbe, cependant, mais où ne donnaient que des impasses perdues.
Ils longèrent cette route pendant une heure environ.
Arrivés à une sorte de clairière, ils demeuraient un peu déconcertés, quand un des soldats ramassa dans l'avenue de gauche un mouchoir tombé au milieu.
Ce mouchoir portait un V et un S, brodés au coin.
Il appartenait à l'infortuné M. Saincaize, qui laissait, dans sa terreur, une trace vengeresse derrière lui!
Ce qui prouve, une fois de plus, qu'il n'arrive jamais rien aux gens courageux, tandis que les lâches sont toujours victimes.
Un second trajet de trente minutes conduisit la petite troupe à l'une des issues des catacombes, dans la plaine de Montrouge.
M. Jumelle fit soulever par les soldats la grille de fer qui obstruait le passage, et ils se trouvèrent bientôt tous en pleine lumière.
Car le jour s'était levé, à mesure que la tourmente de neige décroissait.