Mais le traître arma son fusil, et fit feu sur la troupe qui riposta aussitôt par une décharge générale.
La moitié de la troupe fut tuée ou blessée.
Dès lors il fallait songer, non plus à se battre, mais à mourir.
C'est ce que comprit Maurice Morel.
Dans un dernier éclair, dans une pensée suprême, il revit ses deux bien-aimés, sa femme et son fils.
Puis, il se précipita dans la mêlée ardente.
La bataille, car ce fut une vraie bataille avec toutes ses horreurs et avec tous ses héroïsmes, dura une heure et demie.
Les ouvriers, quatre contre un, se défendaient comme des lions.
Mais une charge de cavalerie termina tout.
Maurice Morel, resté intact, commanda la retraite.