—Une femme chez moi, murmura-t-il.
—Faites entrer au salon, Couriol, reprit-il, en s'adressant au valet de chambre, et priez madame la baronne de m'excuser si je ne me rends pas immédiatement auprès d'elle.
En cinq minutes, de Puiseux acheva de s'habiller, et il entra dans le salon où l'attendait l'inconnue.
Il s'arrêta sur le seuil, ému et troublé.
La baronne de Sergaz était assise dans un fauteuil, enveloppée d'un voile noir en dentelles à la façon des Espagnoles.
Elle paraissait très-pâle. Mais cette pâleur faisait ressortir encore plus sa beauté souveraine.
Car elle était belle autant qu'une statue grecque ou qu'une femme du
Corrége.
De grands yeux sombres, gris-bleus, brillaient au milieu d'un visage dont le dessin allongé indiquait une noblesse d'origine indéniable.
Les extrémités fines, la taille mince, complétaient un ensemble charmant.
On voyait un sang bleu courir dans les veines des tempes et celles de la main.