—Tu l'aimeras.

—Mon père!

—Tu l'aimeras! te dis-je.

—Ah! vous ne savez pas…

—Je sais que je suis ton père et que je suis le maître. J'ai l'habitude qu'on m'obéisse. Il ne me plaît pas que toi, ma fille, tu manques au respect dû à mes volontés.

Fernande avait repris un peu d'énergie. C'était une nature douce.

Mais la force de son âme donnait à son cœur une puissance qu'elle ne se soupçonnait pas elle-même.

Nous l'avons vue s'exposer pour sauver un inconnu qui lui demandait asile.

Elle retrouva pour son amour son énergie passée.

—Mon père, dit-elle lentement, cet homme que vous voulez me faire épouser, je ne le connais pas, je ne l'aime pas… et je ne l'épouserai pas.