Jean serra la main de Jérôme.

—Avez-vous besoin de moi, par bonheur?

—Non, monsieur, je vous remercie. Je vous apporte une lettre de mademoiselle Fernande.

—Dieu! Elle est donc en danger?

—Oui… en danger, mortel…

XX

LE COMMENCEMENT DE LA LUTTE

L'avant-veille, en quittant son fiancé, Fernande était rentrée chez elle un peu rassurée.

Elle venait de voir Jean. La vue de celui qu'elle aimait suffisait à lui donner des forces.

Et pourtant elle tremblait à la pensée de la lutte qu'elle allait être obligée de supporter contre son père, non à cause des violences qu'elle avait à craindre, mais parce que son père devenait son ennemi, et que, par devoir, elle l'aimait et le respectait.