—Au secours!… put-elle cependant balbutier une dernière fois.

Tout à coup, dans l'ombre du chemin, une masse noire se dressa, qui saisit le cheval à la bride, et mit un pistolet sur la poitrine du cavalier.

—Lâche, ou je te tue! prononça la voix d'Aubin Ploguen.

—Aubin! pensa Fernande. Je suis sauvée.

Une lutte violente s'était engagée entre l'étranger et le Breton. Tous les deux étaient d'égale force, et il fallait évidemment que tous deux eussent une raison cachée pour ne pas faire usage de leurs armes.

Le cavalier avait des pistolets dans ses fontes; Aubin Ploguen ne déchargeait pas les siens.

Nous saurons bientôt pourquoi.

La lutte restait indécise entre eux deux, malgré Fernande qui, en se débattant, devait annihiler les efforts de son ravisseur.

Mais une circonstance particulière devait bientôt la terminer.

Au loin parut l'avant-garde des chouans.