Le marquis reprit:

—Quand M. le curé me quittera, tu reviendras auprès de moi; j'aurai un suprême entretien avec toi. Emporte ceci… c'est mon testament.

Une demi-heure après, l'abbé Raymond, curé de Kardigân, arriva, et reçut la confession du mourant; puis on introduisit toute la maison, les valets et les paysans qui, agenouillés derrière Jean et Aubin Ploguen, assistaient à la communion dernière du maître.

—Je meurs dans ma religion catholique, apostolique et romaine, dit le vieillard. Le ciel me pardonnera peut-être mes péchés en faveur de mon repentir!

Cette scène, impressionnante au plus haut degré, se passait au milieu du recueillement de tous et du silence de cette nuit d'été.

Tout le monde se retira quand le curé de Kardigân laissa seul le marquis.

—Restez, Jean, dit celui-ci.

Jean, qui s'apprêtait à s'éloigner, s'arrêta.

—Venez vous asseoir près de moi, mon fils.

Le jeune homme obéit.