—Je suis fou. Il n'y a pas que cette maison à Nantes, où il y ait des roses. Pourquoi aurais-je fait un chemin si long en voiture, si j'avais dû aller si près?… Eh! eh! est-ce qu'on n'aurait pas voulu me tromper par hasard?… Voilà ce qui serait fort!… C'est ce que nous allons voir. Cinq cent mille francs! Cela vaut la peine qu'on étudie avec soin!
Il examina avec soin toutes les maisons placées entre le commencement de la rue, et celle du n°5, où se trouvaient les roses. Puisque le vent venait de droite, apportant les parfums avec lui, la maison, si elle était dans cette même rue, ne pouvait pas se trouver au delà…
Il commença d'abord par les numéros pairs. N'est-ce pas toujours ainsi, et ne choisit-on pas toujours le contraire de ce qu'on devrait faire?
Il examina avec soin les numéros 2, 4 et 6, puis revenant à droite, les numéros 1 et 3.
—C'est dans une de ces cinq maisons, reprit-il, si c'est dans la rue que la princesse est cachée… Mais laquelle?
Il resta quelques minutes, absorbé dans une rêverie profonde, examinant les unes après les autres chacune des cinq maisons.
Tout à coup il jeta un cri de joie:
—J'y suis! dit-il.
Il venait d'apercevoir devant la maison du n°3, un tas de boue blanche, semblable à celle qui était collée à ses bottes.