Les dents de Deutz claquaient.
—Au secours! cria-t-il.
—Allons, lâchez-le! dirent quelques-uns.
Aubin Ploguen releva sa tête énergique.
—Savez-vous ce qu'a fait cet homme? dit-il. Il a vendu notre princesse,
Madame la régente de France…! C'est Deutz!
Mille imprécations diverses retentirent. On ne s'entendait plus.
—Il faut l'écharper!
—À l'eau! à l'eau! criait-on.
La terreur arrivée à son paroxysme centuple les forces d'un homme. D'un vigoureux mouvement d'épaules, Deutz se dégagea. Mais s'il était hors des mains redoutables d'Aubin Ploguen, il n'était pas sauvé de celles de la foule. D'un saut énorme, il parvint à bondir hors du cercle qui l'entourait. Derrière lui, hurlait, aboyait une meute humaine enragée. L'instinct des foules est souvent honnête. Ce misérable lui faisait horreur.
Deutz courait, pendant que quarante individus, en tête desquels était
Aubin Ploguen, poursuivaient Judas. On entendait hurler: