—Aubin!
—Fuyez-le… Laissez-le mourir comme un chien… C'est Deutz.
—Non. C'est un homme.
—C'est Deutz…
—Je fais ce qu'eut fait notre bien-aimée princesse, dit-elle tristement… Je donne à boire au lépreux. C'est un homme, et il souffre…
XIV
UNE NUIT D'AGONIE
Deutz se traîna hors du parc de M. Legras-Ducos, râlant de fatigue, épuisé, s'accrochant aux branches pendantes des arbres dénudés, pour se soutenir dans sa marche. Il était horriblement pâle. L'angoisse se lisait dans ses yeux qu'agrandissait une fièvre ardente.
—Il m'aurait tué! il m'aurait tué! balbutiait-il.
Il, c'était Aubin Ploguen, le Breton, le chouan, cette image vivante du châtiment moral qui s'appesantissait sur lui.