Comment s'y prendre?

—Dis donc, mon gars, ajouta-t-il tout bas à l'oreille de Lenneguy, est-ce que tu n'as pas envie de te sortir d'ici?

—Oh! oui.

—Cherchons, alors…

La volonté n'était pas tout, une obscurité profonde régnait dans la cave. Collés l'un contre l'autre, les deux chouans ne distinguaient même pas leur visage.

Lenneguy étendit sa main qui rencontra la muraille. Aubin fit la même opération à droite. Ils se convainquirent ainsi qu'un étroit chemin passait entre les deux files de barriques et de fûts qui encombraient la cave.

Alors tous les deux se mirent à plat ventre, furetant, cherchant, pour trouver jusqu'où allait le souterrain.

Ils perdirent ainsi un quart d'heure environ, inutilement, car ils n'avaient rien trouvé et n'étaient pas plus avancés qu'avant.

Aubin se demandait déjà s'ils allaient échouer, et cette seule pensée faisait bondir le cœur du Breton, qui se représentait son maître et ses amis, surpris au château de la Pénissière sans pouvoir se défendre.

Tout à coup un bruit violent ébranla les voûtes du souterrain. Ce bruit était un mélange de sabots de chevaux foulant le sol dur de la voûte et d'un cliquetis d'armes.