—Tu tiens bien?
—Oui. Arrive.
—En route!
Aubin tira à lui le Vendéen. Ils regardèrent; la route passait au bas du soupirail. Ils étaient libres.
Mais s'ils étaient libres, les Vendéens de la Pénissière n'étaient pas, eux, prévenus.
—Par le chemin de traverse nous aurons le temps, reprit Ploguen.
Le chemin de traverse était celui qu'ils avaient pris pour venir, car il fallait non-seulement retourner au château, mais encore y arriver avant les soldats.
Ils prirent leur course. Arrivés en face des dolmens, Aubin, qui était à quelques pas en avant, s'arrêta court, en poussant une exclamation de colère et de douleur. Le petit sentier de la combe était gardé! Il distinguait nettement, à deux cents mètres en avant, les pantalons rouges des soldats.
—Tiens! regarde! dit-il à Lenneguy.
—Qu'allons-nous faire?