II

TROISIÈME PÉRIODE DRAMATIQUE.
DE 1588 A 1630.

Troisième période de l'art dramatique en France, de 1588 à 1630.—Les Confrères de la Passion cèdent leur théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, 1588.—La troupe se scinde en deux parties en 1600.—La seconde troupe s'établit au Marais.—Robert Garnier.—Les principales tragédies, de 1568 à 1588.—Anecdotes relatives aux représentations de Bradamante et de Hippolyte.—Alexandre Hardy, de 1601 à 1630.—Sa fécondité.—Ses principales productions dramatiques.—La Force du sang, et Théagène et Chariclée.—Prix des places aux théâtres.—Différents usages.—Entr'actes.—Chœurs.—Orchestre.—Droits d'auteur.—L'art dramatique pendant les trente premières années du dix-septième siècle.—Nicolas Chrétien, ses pastorales et ses tragédies.—Celle d'Alboin.—Raissigner.—L'Aminte du Tasse.—Les Amours d'Astrée.—Pierre Brinon, auteur de la Calomnie et de l'Éphésienne.—Beaux vers qu'on trouve dans ces deux tragédies.—Les dernières moralités, en 1606 et 1624, de Soret.—Le roman de l'Astrée, de Durfé et de Baro.—Pastorale de Baro.—Anecdote plaisante relative à celle de Cloreste.—Pierre du Ryer.—Ses œuvres dramatiques.—Beaux vers qui s'y rencontrent.—Sa Lucrèce.—Singulières licences des poëtes de cette époque.[25]

III

FARCES ET TURLUPINADES.
DE 1583 A 1634.

Cynisme d'expressions au théâtre avant la venue du grand Corneille.—La Sylvie, de Mairet, en 1627.—Le Duc d'Ossonne et Silvanire, du même.—Qualités et défauts de Mairet.—Les Bergeries, de Racan, en 1616.—Les tragédies sacrées de Nancel, en 1606.—Scudéry, en 1625.—Sa tragi-comédie de Ligdamon et Lidias.—Singulière préface.—Troterel.—Claude Billard.—Sa tragédie d'Henri IV.—Mainfray.—Sa tragédie d'Aman.—Borée.La Guisade, de Pierre Mathieu.—Boissin de Gatterdon.—Despanney et son Adaminte, 1600.—Thullin et Les Amours de la Guimbarde, 1629.—Les Farces remplacées par les Turlupinades, en 1583.—Gros-Guillaume, Gauthier-Garguille et Turlupin.—Leur théâtre des Fossés-de-l'Estrapade.—Histoire de ce trio.—Vogue qu'il obtient.—Plaintes des acteurs de l'Hôtel de Bourgogne.—Le cardinal de Richelieu les fait venir.—Ils jouent devant lui une Turlupinade.—Le cardinal les incorpore dans la troupe de l'Hôtel de Bourgogne.—Mort de Gros-Guillaume.—Désespoir des deux autres amis; leur mort.—Fin des turlupinades, en 1634.—Récit d'une Farce sous Charles IX.—Titre singulier d'une autre farce, en 1558.[43]

IV

COMÉDIE-FRANÇAISE.—DE 1600 A 1789.

Le théâtre de l'Hôtel de Bourgogne et celui du Marais, en 1600.—Les deux théâtres du Palais-Cardinal.—Celui du jeu de paume de la rue Michel-le-Comte (1633).—Mélite, première comédie de Corneille (1625).—Rotrou, de 1609 à 1650.—Caractère de son talent.—Ses compositions dramatiques.—Les Occasions perdues (1631).—Venceslas (1648).—Anecdote relative à cette tragédie.—L'acteur Baron.—Cosroës retouché par M. d'Ussé.—Emprunt fait à Rotrou par plusieurs auteurs dramatiques.—Transformations diverses subies par les théâtres de l'Hôtel de Bourgogne et du Marais, depuis 1600.—Deux troupes françaises à Paris jusqu'en 1641.—L'illustre théâtre de Molière.—Troisième troupe, celle de Molière à la salle du Petit-Bourbon, en 1642, sous le nom de troupe de Monsieur.—Elle devient troupe du Roi en 1665.—Elle s'installe à la salle du Palais-Royal.—Trois troupes françaises jusqu'en 1673, à la mort de Molière.—Fusion de la troupe de Molière, partie dans celle de l'Hôtel de Bourgogne, partie dans celle du Marais.—La troupe du Marais dans la rue Guénégaud.—Réunion des deux troupes françaises, le 21 octobre 1680, et formation de la troupe de la Comédie-Française ou troupe du Roi.—Elle est installée d'abord dans la rue Guénégaud, puis au jeu de Paume de la rue Saint-Germain-des-Prés.—Ouverture de cette salle, le 18 avril 1689.—Période de 1689 à 1770.—Lutte avec les théâtres forains.—Anecdotes.—Dancourt, directeur de la Comédie, fait valoir les priviléges exclusifs de la troupe et obtient divers décrets contre les théâtres forains (1710).—Règlement du 18 juin 1757.—La Comédie-Française, de 1770 à 1782, aux Tuileries.—De 1782 à 1799 à l'Odéon.—Depuis 1799, à la salle de Richelieu.—Modifications dans le costume théâtral.—Réflexions.—Suppression des banquettes sur la scène, 1760.—Réflexions.[63]

V