[55] BERGSON, Essai sur les données, p. 74.

[56] ARISTOTE, Phys., l. IV, c. x, text. 95, 96, et S. THOMAS, Ibid., lec. 16; opuscule de Tempore, c. ii.—Cf. S. AUGUSTIN, COMPLUTENSES, RUBIUS, DE SAN, etc.—E contra, SCOT, SUAREZ ..., NYS, etc.

[57] S. THOMAS, In Phys., l. IV, lec. 17.

[58] BERGSON, Essai sur les données, p. 88.

[59] BERGSON, Essai sur les données, p. 87, 89.

[60] Nous ne voudrions pas nier cependant que, pour des durées très courtes, la conscience ne puisse apprécier directement l'égalité ou l'inégalité de deux mouvements. Ainsi l'horloger apprécie à l'oreille si les battements d'un pendule sont isochrones. Par la répétition, et pour ainsi dire la superposition idéale d'un intervalle temporel sur un autre intervalle, l'uniformité des durées est assez clairement appréciée. On peut même apprécier directement s'il bat la seconde. Mais ce mode de mensuration, outre qu'il est exceptionnel, est encore trop subjectif pour être rigoureux et scientifique. Il exige comme complément des mesures externes. Ainsi l'on a déterminé qu'à Paris, pour battre exactement la seconde, le pendule doit avoir une longueur de O,99384.

[61] M. Bergson imite en cela Berkley qui avait fait sur l'espace une analyse analogue à celle de M. Bergson sur le temps. L'un et l'autre distinguent deux sortes de notions, l'une vulgaire et illusoire, l'autre métaphysique et vraie, à leur sens, qu'ils prennent pour base de leurs systèmes. Mais l'un et l'autre, au cours de leur exposition, ont été obligés de se contredire et de rétablir implicitement celle des notions qu'ils avaient explicitement niée. Ainsi, par exemple, la notion d'un minimum sensible de temps s'imposera à M. Bergson, comme à Berkley s'était imposé le minimum sensible d'espace (Cf. BERTHELOT, Revue de Méta. et de Morale, 1910, p. 744-775.)

[62] «Le temps conçu sous la forme d'un milieu homogène est un concept bâtard dû à l'intrusion de l'idée d'espace dans le domaine de la conscience pure.» (BERGSON, Essai sur les données, p. 74.)

[63] BERGSON, Essai sur les données, p. 66.

[64] «Le temps entendu dans le sens d'un milieu où l'on distingue et où l'on compte n'est que de l'espace.» (Ibid., p. 69.)