[185] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 219, 220, 225, 260.
[186] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 1 à 3.
[187] «Il y a simplement (en nous) la mélodie continue de notre vie intérieure, mélodie qui se poursuit, indivisible, du commencement à la fin de notre existence consciente. Notre personnalité est cela même.» (BERGSON, Conférences d'Oxford, p. 26.)
[188] Cette causalité efficiente de la substance par rapport aux accidents est enseignée par saint Thomas et tous les scolastiques; la seule question en litige entre eux est celle de la nature de cette causalité. La substance joue-t-elle le rôle de cause efficiente principale ou seulement instrumentale? Par exemple, lors de la production d'une substance, se trouve-t-on en présence de deux actes, dont l'un serait la production de la substance, l'autre la génération des accidents par cette même substance (telle est la doctrine de Suarez); ou bien, n'y a-t-il qu'un seul acte consistant dans la production simultanée de la substance et des accidents, avec cette réserve que la substance jouerait dans la génération des accidents le rôle d'une cause instrumentale (c'est l'opinion de saint Thomas)? Mais dans l'une et l'autre thèse, la causalité de la substance est sauvegardée, en sorte que dans les deux opinions, la nature des accidents permet de conclure par induction à celle de la substance, tandis que dans l'opinion de Kant, il serait impossible de s'élever du phénomène au noumène qui reste inconnaissable. (Cf. S. THOM., Quodlib, ix, a. 5;—Sum theol., p. I, q. LXXVII, a. 6, 7;—Ia IIæ, q. LXXVII, a. 1;—De Virtut., q. I, a. 3;—De Verit., q. xiv, a. 5;—In IV Sent., q. I. a. 1.—UBRABURU, Ontol., n. 319-325;—DE MARIA, Ontol., p. 578, etc.)
[189] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 3, 4.
[190] TAINE, De l'Intelligence, I, p. 343. Au lieu de file, les bergsoniens disent plus souvent le continu, mais la pensée est au fond la même. Pour eux, «la seule réalité est celle du continu».
[191] TAINE, Ibid., p. 345.
[192] Voici un aveu de M. Bergson: «La psychologie substitue donc au moi une série d'éléments qui sont les faits psychiques. Mais ces éléments sont-ils des parties? Toute la question est là. Et c'est pour l'avoir éludée qu'on a posé en termes insolubles le problème de la personnalité humaine.... Ils cherchent le moi et prétendent le trouver dans les états (ou la file des états) psychologiques.... Aussi, ont-ils beau juxtaposer des états aux états, en multiplier les contacts, en explorer les interstices, le moi leur échappe toujours, si bien qu'ils finissent par n'y voir qu'un vain fantôme.... Bien vite, elle (la psychologie) arrive à croire qu'elle pourrait, en composant ensemble tous les points de vue, reconstituer l'objet. Est-il étonnant qu'elle voie fuir cet objet devant elle, comme l'enfant qui voudrait se fabriquer un jouet solide avec les ombres qui se profilent le long des murs.... L'unité du moi ne pourra plus être qu'une forme sans matière. Ce sera l'indéterminé et le vide absolu.» (BERGSON, Revue de Méta. et de Morale, janv. 1903, p. 10, 12, 13.)
[193] «Il y a des changements, mais il n'y a pas de choses qui changent; le changement n'a pas besoin d'un support. Il y a des mouvements, mais il n'y a pas nécessairement des objets invariables qui se meuvent: le mouvement n'implique pas un mobile.» (BERGSON, Conférences d'Oxford, p. 24.) (C'est l'auteur qui a souligné.)
[194] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 325.