[425] BERGSON, Revue de Méta. et de Morale, 1903, p. 8.
[426] Nominaliste pour tous les concepts, excepté pour celui de Temps, où M. Bergson est ultra-réaliste, puisqu'il en fait la substance des choses dans le grand Tout. En faisant du Temps non pas un fluide, mais la fluidité même, il hypostasie une abstraction.
[427] L'universel veut dire essence commune à plusieurs individus. Ainsi la rondeur est une essence commune à toutes les choses rondes. La première vue de l'esprit découvre une essence, v.g. la rondeur de ce cercle: c'est l'universel direct. La seconde vue la considère comme étant commune à tous les autres cercles, existants ou possibles, c'est-à-dire comme infiniment imitable: c'est l'universel réflexe.
[428] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 56, 114, 128, 136, 148.
[429] BERGSON, l'Evolution créatrice, introd., p. iii.
[430] En général, l'intuition désigne l'acte de connaître un objet immédiatement, sans raisonnement ni passage par des idées intermédiaires. Elle s'oppose à l'acte discursif.
[431] «Une faculté tout autre que celle d'analyser. Ce sera, par définition même, l'intuition.» (BERGSON, Revue de Méta. et de Morale, 1903, p. 35.)
[432] BERGSON, l'Evolution créatrice, introd., p. iv; cf. p. 216.
[433] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 31, 47, 49, 164, 323, etc.
[434] Voici un aveu: «Même quand elle se lance dans la théorie, la science est tenue d'adapter sa démarche à la configuration générale de la pratique (et du réel). Si haut qu'elle s'élève, elle doit être prête à retomber dans le champ de l'action et à s'y retrouver tout de suite sur ses pieds. Ce ne lui serait pas possible si son rythme différait absolument de celui de l'action elle-même.» (L'Evolution créatrice, p. 356.) Bien loin de s'opposer, le théoricien et le praticien se complètent.