[485] BERGSON, Ibid., p. 310.

[486] MICHELET, Esquisse de logique.

[487] «Ens rationis dicitur, quod cum in re nihil ponat, et in se non sit ens, formatur tamen seu accipitur ut ens in ratione.» (S. THOMAS, V. Méta., l. IX;—Summa theol., I°, q. XVI, a. 3, ad 2.—Cf. JEAN DE S. THOMAS, Log., II, q. 2.)

[488] BERGSON, Ibid., p. 320.

[489] Dans sa lettre au P. de Tonquédec (Etudes, 20 janv. 1912, p. 516), M. Bergson a eu la loyauté de reconnaître l'insuffisance de cette première argumentation: «Elle aboutit simplement à montrer que quelque chose a toujours existé. Sur la nature de ce «quelque chose», elle n'apporte, il est vrai, aucune conclusion positive.» Le lecteur comparera cet aveu à ses prétentions premières.

[490] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 299.

[491] BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 291.

[492] Pour ces citations et les suivantes, voy. Bergson, son cours au Collège de France, en mai 1911: Théorie de la Personne, cité par Grivet, Etudes, 30 nov. 1911.

[493] «Seule, la matière qu'il (le courant de la conscience universelle) charrie avec lui, et dans les interstices de laquelle il s'insère, peut le diviser en individualités distinctes. Le courant passe donc, traversant les générations humaines, se subdivisant en individus: cette division était dessinée en lui vaguement (?), mais elle ne se fût pas accusée sans la matière. Ainsi se créent sans cesse des âmes, qui cependant, en un certain sens, préexistaient. Elles ne sont pas autre chose que les ruisselets entre lesquels se partage le grand fleuve de la vie, coulant à travers le corps de l'humanité.» (BERGSON, l'Evolution créatrice, p. 292.)

[494] Nous avons vu plus haut, en parlant du «morcelage», que c'est l'esprit, au contraire, qui se découpait un corps. Ce sont là des assertions difficilement conciliables à nos yeux.