[495] Voir, par exemple, l'interview de Maurice Verne dans l'Intransigeant du 26 nov. 1911.

[496] Voir l'interview ci-dessus.

[497] Cf. l'Evolution créatrice, p. 294.

[498] PIERRE LOTI, le Pèlerin d'Angkor (Calmann-Lévy). Cf. Discours de réception à l'Académie française de M. Jean Aicard, par Pierre Loti, 23 déc. 1909.

[499] «Je parle de Dieu comme d'une source d'où sortent tour à tour, par un effet de sa liberté, les «courants» ou «élans» dont chacun formera un monde: il en reste donc distinct (??), et ce n'est pas de lui qu'on peut dire que «le plus souvent il tourne court», ou qu'il soit «à la merci de la matérialité qu'il a dû se donner.» (1re lettre au P. de Tonquédec, p. 517 des Etudes.)—M. Bergson avait écrit (Evolution créatrice, p. 270): «Je parle d'un centre d'où les mondes jailliraient comme les fusées d'un immense bouquet,—pourvu toutefois que je ne donne pas ce centre pour une chose [une substance] mais pour une continuité de jaillissement. Dieu, ainsi défini, n'a rien de tout fait....»

[500] L'Evolution créatrice, p. 270, 271.

[501] De même pour M. Le Roy: «Pour nous, Dieu n'est pas, mais devient. Son devenir est notre progrès même.» (LE ROY, Revue de Méta. et de Morale, 1907, p. 509.)

[502] LE ROI, Dogme et Critique, p. 145.

[503] Malgré cela, M. Bergson persiste à croire qu'il n'est pas panthéiste, et sa bonne foi ne saurait être mise en doute. «De tout cela, écrit-il, se dégage nettement l'idée d'un Dieu créateur et libre, générateur à la fois de la matière et de la vie, dont l'effort de création se continue du côté de la vie, par l'évolution des espèces et par la constitution des personnalités humaines. De tout cela se dégage, par conséquent, la réfutation du monisme et du panthéisme en général (??). Mais, pour préciser encore ces conclusions et en dire davantage, il faudrait aborder des problèmes d'un tout autre genre, les problèmes moraux. Je ne suis pas sûr de jamais rien publier à ce sujet; je ne le ferai que si j'arrive à des résultats qui me paraissent aussi démontrables ou aussi «montrables» que ceux de mes autres travaux.» (Lettre au P. de Tonquédec, IIe lettre, Etudes, p. 515.)

[504] Autre formule de la même erreur: «Le temps n'est jamais; il devient toujours.»—Comme si le présent n'était pas en acte! «Nihil est temporis, dit saint Thomas, nisi nunc.» (Iº q. 46, a. 3, ad 3.)