L'AMBULANCE DE L'HOTEL PHILOX LORRIS.

VII

La catastrophe de l'hôtel Philox Lorris.—Trente-trois martyrs de la science.—Naissance d'une maladie nouvelle absolument inédite.—Le grand ouvrage de Mme Lorris.—Où l'illustre savant se trouve cruellement embarrassé.

L'hôtel Philox Lorris est converti en ambulance. Trente-quatre personnes sont entrées dans le salon aux miasmes, trente-trois sont malades. Seul, Adrien La Héronnière n'a rien ressenti. Les autres invités de M. Philox Lorris ont pu rentrer chez eux avec une très légère indisposition qui s'est dissipée rapidement dans la journée du lendemain.

Les malades sont restés à l'hôtel, les dames dans les chambres particulières, les hommes dans les salons de réception, subdivisés par des cloisons mobiles en petites salles d'hôpital. La maladie n'a rien de grave heureusement, mais elle présente une singulière variété de symptômes qui tiennent tous en partie d'autres maladies connues.

PHILOX LORRIS ET SULFATIN PASSAIENT LE TEMPS A SE QUERELLER.

Par suite d'une heureuse chance, Georges Lorris, Estelle et Mme Lorris se trouvaient à une autre extrémité de l'hôtel quand l'épidémie a éclaté, ils n'ont donc ressenti qu'un simple malaise, un mal de tête, accompagné de vertiges. Ils ont pu prendre la direction de l'ambulance et donner tous leurs soins aux malades. Dans la même salle, M. Philox Lorris, Sulfatin et M. des Marettes sont couchés en proie à une fièvre assez violente. Comme ils ont absorbé les vapeurs délétères plus longtemps que les autres, ils sont les plus atteints.

M. Philox Lorris et Sulfatin passent leur temps à se quereller. L'illustre savant, excité par la fièvre, accable son collaborateur de ses sarcasmes et de sa colère.