—Oui, maman.
—J'aurais mieux aimé le grand Philox Lorris lui-même; mais enfin j'espère que tu n'as pas baissé la tête comme une petite sotte, ainsi que tu le fais devant ces messieurs des examens?
Mme LACOMBE METTAIT LE PIED SUR LE BALCON.
—J'avais très peur, maman, la tournade m'avait terrifiée... il m'a rassurée...
—Je suppose que tu as montré pourtant, par quelques mots spirituels, mais techniques, sur la tournade électrique, que tu étais ferrée sur tes sciences, que tu avais tes diplômes...
—Je ne sais trop ce que j'ai pu dire... mais ce monsieur a été très aimable; il a vu mon insuffisance, au contraire, car il doit m'envoyer des notes, des phonogrammes de conférences de son père.
—De son père! de l'illustre Philox Lorris! Quelle heureuse chance! Ces Télés ont quelquefois du bon avec leurs erreurs... je le reconnais tout de même... Il t'enverra des phonogrammes, je ferai une petite visite de remerciements, je parlerai de ton père qui croupit dans un poste secondaire aux Phares alpins... J'obtiendrai une recommandation du grand Philox Lorris et ton père aura de l'avancement... Je me charge de tout, embrasse-moi!»
Drinn! Drinn! C'était le Télé. Dans la plaque apparut encore M. Lacombe.
«Ta mère est revenue! Ah! bon, te voilà, Aurélie? J'étais inquiet; au revoir, très pressé; ne m'attendez pas pour dîner, je serai ici à neuf heures et demie...»