LES ENVOYÉS DE LA RÉPUBLIQUE DE COSTA-RICA.
—A la Danubie! les mêmes produits qu'à nous!
—C'est également pour le maintien de la paix...
—Oh! mais, rien de fait!
—Soit, je ne vous cache pas que la Danubie a, ces jours derniers, accepté toutes mes conditions et pris livraison de ces engins que vous refusez d'acquérir... Elle sera seule pourvue!
—Elle a pris livraison!... Nous acceptons alors...
—C'est ce que vous avez de mieux à faire; il ne reste qu'à régler le mode de paiement et les sûretés.
—Voulez-vous des hypothèques sur palais gouvernementaux?
—Non, je préfère recevoir de régulières délégations sur produits des douanes et octrois...»
Si l'affaire de fourniture des engins perfectionnés et produits chimiques nouveaux aux deux belligérants actuels et dans l'avenir à tous belligérants quelconques pendant un certain temps était d'une colossale importance, la seconde affaire, d'un caractère absolument différent, n'avait pas de moins gigantesques proportions. Inclinons-nous devant la souveraine puissance de la science! Si, impassible comme le destin, elle fournit à l'homme les plus formidables moyens de destruction; si elle met entre ses mains, avec la liberté d'en abuser, les forces mêmes de la nature, elle donne aussi libéralement les moyens de combattre la destruction naturelle; elle fournit aussi abondamment des armes puissantes pour le grand combat de la vie contre la mort!