YPRES.—MAISON BIÈBUYCK, RUE DE DIXMUDE.

La ville d'Ypres l'a restauré et en a fait un bureau de poste. La façade a été plus que doublée, elle n'avait que trois fenêtres, il s'en trouve maintenant sept, deux étages de sept belles fenêtres ogivales à meneaux et roses, avec galerie crénelée au-dessus, entre deux fines tourelles.

Pour une ville en décadence, à faible population et sans grande industrie, par conséquent sans gros budget, c'est assez joli, ce souci des vieux souvenirs, ces restaurations soignées, ici et aux immenses Halles, ces maçonneries et aussi la grande décoration historique entreprise!

Tout au bout de la rue de Lille, on peut voir une construction plus modeste, dernier échantillon des maisons de bois du Moyen-Age remplacées par des bâtisses en briques. C'est un pignon en ogive extrêmement simple, en charpente dont les remplissages hourdés sont complètement revêtus de planches sans la moindre décoration.

Un peu en avant, deux édifices religieux se font presque vis-à-vis. L'un, petit hospice Saint-Jean ou Sainte-Godeliève, hospice de veilles femmes, laisse entrevoir son joli clocheton au fond d'une impasse, l'autre, l'église Saint-Pierre, remarquable surtout par son vieux clocher, tour robuste, puissamment épaulée d'énormes contreforts et percée de belles fenêtres romanes.

YPRES.—CLOCHER DE SAINT-PIERRE.