Les coiffures varient. Longtemps à cause des grands collets des fraises, elles sont restées très hautes, ondées ou frisées en bonnet d'astrakan et ornées seulement de bijoux. Plus tard les fraises s'abaissent tout à coup et se séparent en rabats de dentelle de point coupé, rabattus sur l'échancrure carrée du corsage, et en collets abaissés, sinon rabattus aussi.

La coiffure peut s'abaisser aussi avec ces fraises basses; on forme un petit chignon dit culebutte derrière la tête et on encadre la figure de jolies boucles tombantes ou frisées. Cette mode s'exagère un peu, les femmes se font avec leur coiffure frisottée et les petites mèches plaquées sur le front, une tête ronde comme une boule.

Viennent les édits de Richelieu qui veut empêcher l'or de France de s'en aller, au détriment du commerce français, enrichir les manufactures étrangères en achats de passementeries de soie de Milan et de dentelles ou broderies, les édits qui prohibent ensuite les galons et franges, parfilures et canetilles enrichies d'or et d'argent, en ne permettant que les galons étroits de simple étoffe; le costume va changer tout à coup,

Il faut serrer ces belles jupes
Qui brillent de clinquants divers.
On a pris les dames pour dupes,
Leurs habits n'en seront point couverts,

dit une dame dessinée par Abraham Bosse en 1634 après les édits et la réformation du costume.

Bourgeoise Louis XIII.

Changement radical, plus de surcharge d'ornements, plus d'étoffes à ramages, plus de fines dentelles de Venise ou de Bruxelles. La dame suivant l'édit d'Abraham Bosse porte sur une jupe plate, à plis tombant droit, sans le moindre soupçon de vertugade, un corsage à basques, à taille très haute serrée par un simple ruban, des manches larges, ouvertes sur une manche de dessous très simple sans la moindre broderie ni garniture.