La première jupe se relève comme des courtines de rideaux et se rattache sur le côté par des agrafes enrichies de brillants ou par des nœuds de rubans, découvrant ainsi de merveilleuses, d'étincelantes robes de dessous.
Louis XIV a mis à la mode la bride sur le cou en laissant tomber les édits somptuaires de Mazarin. Les dentelles prohibées reparaissent, les somptueuses étoffes interdites reviennent au jour. Les tissus d'or et d'argent seuls sont interdits, le roi se les a réservés pour lui et pour la cour.
Le roi fait des cadeaux de pièces de ces précieuses étoffes d'une ornementation noble et touffue aux personnages en grande faveur, comme il accorde aux courtisans favorisés des justaucorps «à brevet».
Mme de Montespan règne après La Vallière. A certaine fête de la Cour, elle étincelle dans une robe «d'or sur or, rebrodé d'or, rebordé d'or, et par-dessus un or frisé, rebroché d'un or mêlé avec un certain or qui fait la plus divine étoffe qui ait jamais été imaginée», ainsi que le dit Mme de Sévigné.
SOUS LE GRAND ROI.—FIN DU XVIIe SIÈCLE.
Les robes «transparentes» ont un succès fou. Ce sont des robes d'étoffe transparente, mousseline ou linon, sur lesquelles de larges bouquets de fleurs multicolores ont été peints ou imprimés, portées sur un dessous de satin moiré et brillant,—ou bien c'est tout le contraire, des robes de brocart à grands ramages courant sur fond or ou azur, par-dessus lesquelles passe une robe d'un tissu léger transparent comme de la dentelle.